Implantation
dans l'espace de la Biennale d'une douzaine de lignes téléphoniques.
Les téléphones sont mis en scène sur
des socles blancs, disposés frontalement, face au public.
Le public prend connaissance des appels amplifiés sur
place. Ces appels continus émanent de tout le territoire
brésilien. Ils sont très nombreux. L'invitation
à la participation par le réseau téléphonique
est répétée tous les jours par les grands
journaux quotidiens ainsi que par les radios et la télévision
"O Globo". Les personnes qui appellent disposent de deux minutes
pleines pour passer leur message, diffusé par des haut-parleurs,
avant d'être coupés par un dispositif technique.- Série d'interventions de presse incitant le public à rédiger des messages qui sont affichés sur les cimaises de la Biennale, dès leur réception postale.
- Série d'émissions, T.V. et radio, réalisées avec la critique d'art Aracy Amaral, proposant plusieurs actions interactives en direct. L'une d'elles mobilisera plus de 300 taxis dans une course poursuite à travers les rues de la ville...
- Installation fixe réalisant "l'autopsie et l'analyse électro-sociologique de la rue Augusta" en temps réel, 60 moniteurs de télévision installés Galerie Portal, tandis qu'une caméra couvre en continu la rue sur toute sa longueur, action dénommée "petit musée de la consommation".
- Série d'actions urbaines effectuées dans différents lieux publics : supermarchés, stades, places publiques, écoles de samba… La dernière de ces actions, "le blanc envahit la ville", consiste à faire déplacer dans le centre de São Paulo, brandissant des pancartes blanches à bout de bras, une quinzaine de personnes. Cette action réunit plusieurs milliers de curieux, bloquant la circulation deux heures durant, se soldant finalement par l'arrestation de Forest. Interrogé pendant dix heures au siège du D.O.P.S. (Département de la police politique), l'artiste sera relâché après interventions conjointes des organisations de la Biennale et de l'Ambassade de France.
Toutes ces actions de Fred Forest doivent, pour prendre sens, être replacées dans le contexte politique de l'époque. Le pays est dirigé par des militaires qui imposent depuis plusieurs années un régime de répression. Tout au long de son séjour l'artiste bénéficie de la complicité active des journalistes d'opposition. Le " prétexte " de l'art lui donnera une liberté critique qui fera de lui l'artiste " contestataire " de la Biennale, et en fera sa figure emblématique. Deux ans plus tard, Forest renouvelle sa provocation. Sans y être invité, il se rendra à la XIIIe Biennale, où il créera une Biennale concurrente de la Biennale officielle. Une manifestation parodique qui obtiendra un énorme succès médiatique. Cette Biennale, dite " Biennale de l'an 2000 ", ayant pour objet de " singer " la première et de procéder à son analyse critique.
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Richard Serra : The Prisoner's Dilemma (1974)
Réalisé en 1974 en plein Watergate, «The Prisoner's Dilemma» entend questionner l'autorité et la légitimité de la télévision. Parodie de jeu télévisé, avec son présentateur et son public-témoin, il reproduit le "dilemme du prisonnier", développé en 1950 en théorie des jeux par le mathématicien Albert W. Tucker. Deux "candidats" sont individuellement poussés à trahir l'autre tout en misant sur sa loyauté, alors que c'est la coopération entre les deux qui vise leur intérêt mutuel : leur réaction au discours du présentateur démontre le pouvoir de persuasion et l'emprise de l'appareil médiatique sur l'individu – mais aussi ses possibilités de résistance.
Vidéo, 40mn
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Gianni Motti : Nada por la fuerza, todo con la mente (1997)
En mars 1997, Gianni Motti se rend en Colombie, invité par le centre
Espacio Vacio de Bogota à refaire son « Psy Room », Après une semaine de
consultations, l’artiste se rend compte que la majorité des gens qu’il
reçoit se plaignent du Président Samper Pizano, cause principale du
malaise économique et politique de leur pays. L’artiste écrit alors une
lettre au président Samper l’invitant à une séance de psychothérapie
dans son « cabinet ».L'invitation étant restée sans réponse, Gianni Motti décide alors, à travers le principal journal d'opposition, El Espectador, d’organiser une manifestation de déstabilisation télépathique. Le jour de l’événement, El Espectador titre: "NADA POR LA FUERZA, TODO CON LA MENTE" ("rien avec la force, tout avec le mental") "Aujourd'hui à 13H00, devant le Palais gouvernemental Nariño, Gianni Motti communiquera télépathiquement avec le Président Ernesto Samper Pizano. D'autres artistes colombiens assisteront physiquement et mentalement à cette rencontre. Sont aussi invités tous ceux qui le jugent opportun. Le mot clé pour participer à la communion mentale est : DEMISSION !"
Devant les menaces qui dès le lendemain se multiplient, Motti est contraint de quitter le pays.
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Mark Wallinger : State Britain (2007)

Mark Wallinger has recreated peace campaigner Brian Haw’s Parliament Square protest. Running along the full length of the Duveen Galleries, State Britain consists of a meticulous reconstruction of over 600 weather-beaten banners, photographs, peace flags and messages from well-wishers that have been amassed by Haw over the past five years.
Faithful in every detail, each section of Brian Haw’s peace camp from the makeshift tarpaulin shelter and tea-making area to the profusion of hand-painted placards and teddy bears wearing peace-slogan t-shirts has been painstakingly sourced and replicated for the display.
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Khaled Freak (2017)
L'excellence youtubeuse !!!
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